R. Castro*a (M.), E. Massereaua (Dr), U. Ordionib (Dr), J. Lafonta (Mme), JH. Catherinea (Dr)

a AP-HM, Chirurgie Orale, Marseille, FRANCE ; b Centre massilien de la face, Chirurgie Orale, Marseille, FRANCE

* castro.romain1@gmail.com

Le kératokyste odontogénique a été décrit pour la première fois par Philipsen en 1956. La classification de l’OMS de 1992 situe le kératokyste odontogénique dans la famille des kystes épithéliaux odontogéniques liés au développement. Une mise à jour de la classification OMS de 2005 classe les kératokystes odontogéniques parmi les tumeurs bénignes au vu de leur potentiel agressif local important et de leur capacité à envahir les structures anatomiques avoisinantes. Le kératokyste odontogénique anciennement appelé kyste primordial ou kyste épidermoïde est issu de résidus épithéliaux de la lame dentaire. Il peut prendre deux formes histologiques en fonction du type de kératinisation : le kératokyste odontogène parakératosique ou le kératokyste odontogène orthokératosique. Dans sa forme parakératosique, on parle de tumeur odontogénique kératosique ou TOK. La distinction est importante d’une part car le bilan initial sera différent. En effet, la TOK est souvent associée au syndrome de Gorlin ou Naevomatose baso-cellulaire. Il faudra donc rechercher d’autres signes cliniques en faveur. D’autre part, le potentiel de récidive de la lésion parakératosique est plus élevé, la surveillance qui en découle sera donc plus rapprochée. L’aspect de la couche basale et l’immunohistochimie pourraient apporter des éléments supplémentaires pour le diagnostic de ces lésions. Le traitement est dans tous les cas chirurgical et une rigueur dans le curetage de la lésion permet de diminuer le risque de récidive de la lésion.