Programme

CO25-003

Communication Orale

Leviers et freins à la pratique d’une activité physique de la population de gonarthrosiques.

Mlle Chloé GAYa, Dr Bénédicte ESCHALIERb, Dr Christine LEVYCKYJc, Dr Aurore CHABAUDd, Pr Emmanuel COUDEYREe

a CHU Clermont-Ferrand, Université d'Auvergne, b Département de médecine générale, Université d'Auvergne, Clermont-Ferrand, c Thermes de Royat, d Service de médecine physique et de réadaptation, Clermont-Ferrand, e Service de médecine physique et de réadaptation, Université d'Auvergne, Clermont-Ferrand

Objectif. - Identifier les leviers et des freins à la pratique d’une activité physique régulière chez les patients gonarthrosiques.

Méthode. - Etude qualitative, prospective, basée sur des entretiens individuels semi dirigés et des focus group ; l’arrêt des entretiens s’appuie sur le principe de saturation des données.

Résultats. - 20 entretiens individuels et 2 focus group ont été réalisés auprès de patients gonarthrosiques (27 patients). La population étudiée était composée de 18 femmes et 8 hommes, d’âge moyen 67 ans et d’IMC 29,2. Ils étaient majoritairement retraités et vivaient en milieu urbain. Les principaux leviers sont d’ordre physiques (bien être physique, diminution des gonalgies, regard de l’entourage), personnels (culture de l’activité physique, mode de vie, bien être psychologique), sociétaux (lien social, mode vie, regard de la société) et environnementaux (cadre de vie). Ils diffèrent selon le sexe, notion de performance chez l’homme et regard d’autrui chez la femme. Les freins sont psychologiques (peur de la douleur), physiques (gonalgie, asthénie) et liés aux événements de vie (dépression et hospitalisation).

Discussion. La population étudiée a une représentation positive entre la prise en charge par l’activité physique et la gonarthrose. Les patients interrogés ont des croyances et des connaissances globalement en accord avec les recommandations actuelles [1-2]. La pratique d’une activité physique régulière fait partie intégrante de la prise en charge de la gonarthrose. Cependant, le recours à ces recommandations reste modéré. Une prise en charge éducative sur le caractère progressif et adaptée de l’activité ainsi que l’identification des freins et leviers peuvent contribuer à améliorer l’adhésion à ces recommandations.

[1] Petursdottir & al. « Facilitators and Barriers to Exercising among People with Osteoarthritis: A Phenomenological Study ». Physical Therapy 2010 : 90, 1014?25.

[2] Fernandes & al.. “EULAR Recommendations for the Non-Pharmacological Core Management of Hip and Knee Osteoarthritis.” Annals of the Rheumatic Diseases 2013 ;72, 1125-35.

Mots clés : Gonarthrose Activité physique freins leviers adhésion étude qualitative