Programme

CO01-004

Communication Orale

Etude des effets moteurs et électrophysiologiques de l’association d’exercices d’imagerie motrice et de stimulations cérébrales de type Paired Associative Stimulation chez 6 patients hémiplégiques.

Mlle Nabila BRIHMATa, M. Mohamed TARRIa, Pr Xavier DE BOISSEZONb, Pr Philippe MARQUEb, Mme Isabelle LOUBINOUXa, Dr Evelyne CASTEL-LACANALb

a INSERM U 825, b CHU Rangueil, service de MPR

Objectifs. L’imagerie motrice (IM) est une technique qui consiste à imaginer un mouvement sans le réaliser, technique ayant un intérêt démontré dans la prise en charge rééducative des hémiplégiques. Les techniques de stimulation cérébrales non-invasives (SCNI) ont démontré un effet adjuvant dans l’apprentissage d’une tâche motrice. Nous avons étudié les effets moteurs et électrophysiologiques d’une séance associant la Paired Associtaive Stimulation (PAS), technique de SCNI à des exercices d’IM (PAS-IM).

Matériels et Méthodes. Etude prospective, randomisée en cross-over chez 6 patients hémiplégiques (4 hommes, âge = 44,5 ± 13,7 ans ; délai post-AVC = 5.7 ± 7.7 mois) ayant participé à 3 séances randomisées de stimulation de 15 minutes à 1 semaine d’intervalle : PAS-IM, PAS seule ou PlaceboPAS associée à de l’IM (PASplacebo-IM).

La stimulation PAS consistait en une stimulation électrique du muscle Extensor Carpi Radialis (ECR) plégique et une stimulation magnétique corticale en regard de l’aire motrice du poignet ; dans la condition avec IM, le patient avait pour consigne de s’imaginer l’extension de son poignet plégique et lors la stimulation PASplacebo, on utilisait une sonde sham. Les variations de surface du Potentiel Evoqué Moteurs (PEM) de l’ECR et des amplitudes d’extension active (EA) du côté plégique obtenues après les différentes sessions ont été comparées.

Résultats. Une augmentation de la surface des PEM (+91 % ± 150.3%) révélatrice d’une augmentation de l’excitabilité corticale, associée à une légère amélioration motrice (ΔEA= 1.33° ± 3.14°) a été mise en évidence 25 minutes après la fin de la session PASseule. Une facilitation moins importante a été retrouvée après les sessions PAS-IM et PASplacebo-IM (+ 45.97% ± 134.32 % et 44.85 % ± 28.77 % respectivement) et celle-ci n’étant pas associée à une amélioration motrice.

Conslusion : La session PAS seule semble induire une amélioration motrice associée à une augmentation de l’excitabilité corticale qu’on ne retrouve pas après les deux autres sessions. L’association de deux types de stimulation semblerait avoir moins d’effet, peut-être à cause des mécanismes régulant l’homéostasie de la plasticité cérébrale. Les résultats sont à confirmer sur un plus large échantillon.

Mots clés : Accident vasculaire cérébral, Stimulation Magnétique Transcrânienne, Plasticité Cérébrale