Programme

CO48-006

Communication Orale

Devenir fonctionnel du traumatisé crânio-cérébral en Tunisie

Dr Olfa KHARRATa, Dr Ameni Mehrezia KHEZAMIa, Dr Imen MIRIa, Pr Fatma Zahra BEN SALAHa, Pr Catherine DZIRIa

a Institut national d'Orthopédie Kassab

Introduction :

Le traumatisme crânio cérébral (TCC) survient principalement chez des adultes jeunes en pleine activité. L’objectif de ce travail est de préciser le devenir fonctionnel des patients présentant des séquelles de TCC.

Matériel et méthodes :

Ont été inclus les patients adultes qui ont hospitalisés entre Janvier 2009 et Décembre 2013 pour prise en charge de séquelles de TCC. Ont été exclus les malades aux antécédents de troubles neurologiques ou psychiatriques avérés avant le TCC. Nous avons recontacté ces patients afin d’essayer de préciser leur état fonctionnel actuel. Pour chaque malade nous avons précisé : la mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF), la gravité du handicap en se basant sur le Glasgow Outcome Scale (GOS). Le Canadian Neurological Scale dans sa section déficit moteur a été utilisé pour évaluer les déficiences motrices.

Résultats :

27 patients ont été inclus. 89.3 % de nos patients était de sexe masculin. L’âge moyen était 34.6 (de 19 ans à 66 ans).

Il s’agissait d’un TCC grave dans 19 cas et de TCC modéré chez 8 malades. La durée moyenne du coma post traumatique était de 38.7 jours. La MIF initiale était 66.4/126. L’évaluation globale du handicap par le GOS a conclu à 2 états végétatifs ; 9 patients avaient une incapacité modérée et 16 patients avec une incapacité sévère. Un déficit moteur a été retrouvé chez tous ces patients. Un seul malade avait repris son activité professionnelle antérieure ; 2 avaient repris une activité professionnelle avec adaptation du poste de travail ; et 3 autres suivaient une formation adaptée.

Conclusion :

La réinsertion socio professionnelle reste un objectif difficile à atteindre au vu des troubles neuropsychologiques qui viennent s’ajouter aux séquelles neuro orthopédiques souvent source de dépendance et de handicap. Il faut cependant optimiser les capacités fonctionnelles résiduelles chaque fois que la possibilité d’établir un projet de vie s’offre au malade.

Références :

L. Mailhan. Qualité de vie après traumatisme crânien sévère. Pratiques psychologiques 11 (2005) 343-357

Mots clés : traumatisme crânio cérébral, evaluation, évolution