Programme

CO30-001

Communication Orale

Apport de l’échographie pour confirmer les points d’injection de toxine botulinique repérés par électrostimulation musculaire dans le traitement de la spasticité des muscles biceps brachial et brachial

Dr Sarah CAMPLANa, Dr Vincent BENARDb, Pr François LEROYb

a Service de neuropsychologie et de neuroréhabilitation, Centre Hospitalier Universitaire Vaudois, b Service de MPR, CHU de Caen

Objectif : étudier l’apport de l’échographie pour confirmer les points d’injection repérés cliniquement puis avec électrostimulation. Type de l’étude : observationnelle, descriptive, prospective. Matériel et méthodes : 15 patients ayant déjà bénéficié d’injections de toxine botulinique ont été inclus (30 muscles injectés). Deux injecteurs réalisaient le geste sous électrostimulation suivie d’une vérification échographique de la position de l’aiguille. Les patients recevaient ce traitement à deux reprises à au moins 3 mois d’intervalle. Lors de la seconde injection, la spasticité et la GAS (goal attentment scaling) étaient réévaluées avant le geste. Résultats : l’échographie confirmait une position concordante de l’aiguille dans 80 % des cas. Trois discordances étaient observées dans chaque série, l’une sur l’un des deux points du muscle biceps brachial et les deux autres sur l’un des deux points du muscle brachial. La spasticité diminuait dans 60 % des cas pour l’échelle de Tardieu et dans 40 % pour l’échelle d’Ashworth. La GAS était à zéro dans 73,3 % des cas. Discussion : cette étude montrait que l’électrostimulation permettait le repérage musculaire avec moins de précision que l’échographie. L’échographie apportait une aide pour la précision et l’efficacité du geste. La spasticité diminuait davantage lorsque la localisation était bonne. L’injection de toxine botulinique dans les muscles avec repérage électrostimulation couplé à l’échographie apparaitrait comme une technique complémentaire, la précision du geste étant renforcée par l’échographie et la présence de tissu musculaire confirmée lors de l’électrostimulation.

Mots clés : spasticité, toxine botulinique, électrostimulation, échographie