Programme

CO16-005

Communication Orale

Etude de pertinence d'un robot d'assistance de la personne âgée en institution

Mme Lise BRETONa, Dr Pauline COIGNARDb, Pr Gilles KEMOUNc, Mme Alice HERNOTd, Mme Hélène DUCHÉd, Mme Nathalie PICHOTe, Dr Charles FATTALf

a Université de Bretagne sud, b CMRRF Kerpape, c Institut de recherche sur le handicap et le vieillissement, ISIS, Paris, d Association APPROCHE, siège CMRRF Kerpape Ploemeur 56270, e Laboratoire CRPCC Laureps, Université de rennes 2, f CRF Divio, Dijon 21000

Objectifs : Etude a priori de la pertinence d’un robot mobile de service, dédié aux personnes âgées vivant en institution et fondé sur trois contributions : soutien lors des déplacements de la personne fragile, aide à l’orientation de la personne cognitivement vulnérable et aide au « portage » d’objets personnels.

Méthodes : Présentation au préalable d’un diaporama suggérant les contributions potentielles du robot. Puis passation d'un questionnaire et d'entretiens semi-directifs autour de questions relatives à cinq axes : sécurité, opérationnalité, fonctionnalité, soutien, design.

Résultats : Soixante-deux résidents ont été interrogés. Le robot est vu comme un dispositif redondant des modalités d’alerte usuelles par 82.3% d'entre eux. Le mode de commande préféré par 82.6% est la voix. Si le robot est rarement regardé comme un compagnon, il offre, pour certains, l’image d’un dispositif serviteur pour soutenir le résident lors des déplacements, le guidage et l’orientation ainsi que le portage d’objets. Ces trois fonctions sont en réalité défendues par près de 50% des résidents et plus précisément ceux qui acceptent d’intégrer la possibilité d’en avoir besoin si leur état se détériorerait. La hauteur du robot privilégiée est celle du bassin, en position debout. Le robot présenté au travers d’une simulation demeure objet de surprise et d’interrogation pour 42% des résidents. Le design est en arrière-plan car la fonctionnalité prime.

Discussion et conclusion : Cette étude montre que l’adhésion de la personne âgée à l’utilisation d’un robot dans une institution est très nuancée. L’évaluation a priori est certes biaisée par la difficulté des personnes très âgées à se projeter dans une possible utilisation d’un tel dispositif. La fonction de sécurisation et de réassurance domine les attentes pour pallier au retard d’intervention des soignants notamment la nuit, et/ou à la gêne à produire l’appel.

Ce type d’enquête a priori permet d’offrir aux concepteurs toutes les représentations négatives et/ou positives suscitées par un tel dispositif et met en garde sur la nécessité d’offrir d’emblée un prototype simple mais très fonctionnel pour convaincre utilisateurs et financeurs.

Mots clés : robotique, acceptabilité a priori, institution, personnes âgées, professionnels, évaluation, besoins, attentes, perception, sécurité.