Programme

CO44-006

Communication Orale

Le Questionnaire des Plaintes Post-Traumatiques (QPPT). Etude préliminaire de validation.

Dr Claire VALLAT-AZOUVIa, Mme Sophie LIEGEYa, Pr Philippe AZOUVIb

a Antenne UEROS UGECAMIDF, b Hopital Raymond Poincaré

Objectifs. L’objectif de ce travail est de présenter les premières données de validation d’un questionnaire (QPPT) interrogeant les patients victimes d’une lésion cérébrale acquise et leurs proches sur les difficultés éprouvées dans la vie quotidienne.

Méthodes. Un questionnaire de 25 questions portant sur les différentes difficultés cognitives, comportementales, psychologiques et somatiques pouvant survenir après une lésion cérébrale acquise a été élaboré par un groupe d’experts francilien. La réponse à chacune des questions se fait selon un score oui/non. Le questionnaire existe en deux versions, une pour le patient, l’autre pour un proche, ce dernier ayant à répondre à une question supplémentaire sur une éventuelle sous-estimation du trouble par le patient. Le questionnaire a été renseigné par près de 700 patients adressés pour évaluation à une structure de réinsertion spécialisée (antenne UEROS) dans les suites d’un traumatisme crânien (70% des cas) ou d’un accident vasculaire cérébral.

Résultats. Les plaintes les plus fréquentes concernaient l’humeur et le comportement. L’analyse en composantes principales a mis en évidence sept facteurs sous-jacents en partie indépendants. Des corrélations significatives ont été mises en évidence pour certains de ces facteurs avec des variables démographiques et lésionnelles. Les plaintes rapportées par les proches sont plus fréquentes que celles rapportées par les patients pour certains facteurs, témoignant d’une sous-estimation des difficultés par les patients eux-mêmes.

Discussion / Conclusion. Le QPPT semble un outil simple et sensible de dépistage des difficultés ressenties subjectivement par les patients et par leurs proches après une lésion cérébrale acquise. Il permet de plus d’évaluer la conscience des troubles et donc l’anosognosie éventuelle. Il doit ensuite être confronté aux données des évaluations objectives des déficiences, limitations d’activités et restriction de participation.

Mots clés : traumatisme crânien; anosognosie; troubles cognitifs