Programme

CO19-007

Communication Orale

Devenir médico-social post hospitalisation en Unité Post-Réanimation au Pôle MPR St Hélier, Rennes

Mme Emilie LEBLONG-LECHARPENTIERa, Dr Katell AUTRETa, Dr Aurélie DURUFLÉa, Dr Claire LE MEURa, Dr Sabine PETRILLIa, Dr Sandrine ROBINEAUa, Dr Typhaine BERTHIERa, Dr Benoit NICOLASa, Dr Philippe GALLIENa

a Pôle MPR St Hélier, Rennes

Introduction :

Les Unités Post-Réanimation (UPR) sont des structures de MPR ayant pour objectif de débuter la prise en charge rééducative adaptée le plus précocement possible alors même qu'il persiste des problématiques médicales complexes.

Objectif : Evaluer le devenir médico-social des patients à distance de leur hospitalisation en UPR.

Méthodes :

Etude descriptive rétrospective ayant inclus les 81 patients consécutifs (51 ans d'age moyen) admis de 2008 à 2012 dans l'UPR du Pôle St Hélier à Rennes, basée sur des entretiens semi-directifs téléphoniques entre mars 2014 et mars 2015. Recueil exhaustif (seulement 4 perdus de vue, soit 5%) par le patient lui-même et/ou un de ses proches des données concernant autonomie, lieu de vie, structures depuis la sortie et réinsertion sociale chez des patients pour 85% d'entre eux cérébro-lésés.

Résultats :

On constate 29% (21/77) de décès (durée de vie post sortie : 1,6 ans +:-1,18). 80% des patients vivent à leur domicile (46/56) dont seulement 5 sans entourage familial, 10% (5/56) en structures médico-sociales (FAM, MAS, EHPAD), 10% en structures sanitaires (USLD, EPR, HAD). 14%(8/56) sont complètement autonomes et travaillent, tous avec adaptations. 23% (13/56) ont une dépendance importante pour les ADL et IADL. 40% (22/56) n'ont aucun loisir. Recours aux différentes structures d'aval, suivi rééducatif à long terme, mesures juridiques et ressenti des proches ont également été analysés.

Discussion et conclusion :

Le devenir médico-social des patients dans les suites d'un séjour en UPR est disparate, dépendant de la pathologie en cause, mais également de la situation sociale préalable qui semble être le principal facteur prédictif du retour à domicile. La plupart des patients ont retrouvé une autonomie relativement importante pour les ADL mais restent gênés pour les activités complexes des IADL entravant l'insertion sociale. Ces résultats sont concordants avec ceux de la littérature portant sur des patients traumatisés crâniens mais aucune autre étude n'a porté pour l'instant sur la population spécifique des patients admis en UPR.On entrevoit bien ici l'intérêt de telles unités de soins rééducatifs précoces avec un réel impact sur l'autonomie ultérieure et les possibilités de retour à domicile.

Mots clés : devenir social, post-réanimation, participation, cérébrolésion