Programme

CO13-002

Communication Orale

Pourquoi et comment ne pas rester au fond du lit en réanimation? (le point de vue du réanimateur)

Pr Gérald CHANQUESa, Dr Audrey DE JONGa, Dr Boris JUNGa, Pr Samir SAMIRa

a Département d'Anesthésie Réanimation Hôpital Saint Eloi, CHU de Montpellier, INSERM 1046, Université de Montpellier

Les patients critiques développent dans 30 à 50% des cas une polyneuromyopathie pendant leur séjour en réanimation. Cette pathologie est associée à une durée prolongée d’assistance ventilatoire, de séjour en réanimation et à l’hôpital, ainsi que d’une surmortalité à l’hôpital et à long terme. En plus des facteurs de risque physiopathologiques liés à la maladie (état de choc, syndrome de défaillance multiviscérale, sepsis, stress oxydatif, hyperglycémie…), l’immobilisation déterminée par l’utilisation d’une sédation profonde ou prolongée constitue le facteur de risque iatrogénique principal. Des stratégies de réveil précoce des patients critiques (réveil passif) associées à des stratégies de mobilisation active précoces (réveil actif) ont démontré leur efficacité à diminuer l’incapacité fonctionnelle des patients à la sortie de l’hôpital. Cette communication fait le point sur la faisabilité pratique d’une telle stratégie du point de vue du médecin réanimateur, appelé à devenir de plus en plus un médecin « réanimateur-réhabilitateur ». L’intrication de l’équipe de réanimation avec l’équipe de rééducation et de kinésithérapie est abordée. Il s’agit d’un facteur facilitateur important de la réussite de mise en place de la mobilisation active précoce en réanimation.

Mots clés : polyneuromyopathie, réanimation, sédation, analgésie, confusion mentale, mobilisation active précoce