Programme

CO18-001

Communication Orale

Le parcours de santé de la personne âgée fragile (ou en risque de perte d’autonomie).

Pr Claude JEANDELa

a Centre Antonin Balmès. CHU de Montpellier

Alors que la part de la population âgée va croitre (en 2050, doublement de la population âgée de 60 ans, triplement des 75 ans ou plus, et multiplication par cinq des plus de 85 ans), les hospitalisations vont croitre d’autant et ce en fonction de quatre grandes causes : la iatrogénie médicamenteuse, la dénutrition, la dépression et les chutes… alors que la dépendance au domicile va également croitre. Face à ces enjeux démographiques, épidémiologiques, sanitaires et à leurs impacts financiers, les pouvoirs publics mettent en avant la nécessaire révision de nos modèles d’organisation.

Le modèle de Parcours De Santé, s’impose comme un nouveau paradigme structurant de l’action sanitaire et sociale et des programmes régionaux de santé (PRS). Centré sur les besoins et promouvant l’approche personnalisée au travers du Plan Personnalisé de Santé (PPS), ce modèle doit concourir à faire en sorte qu’une population reçoive les bons soins par les bons professionnels dans les bonnes structures au bon moment et au meilleur coût.

Le Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie (HCAAM) met en avant la coordination entre les acteurs du système de santé pour promouvoir des prototypes de "parcours" des Personnes Agées En Risque de Perte d'Autonomie (PAERPA) :

- Coordination clinique de proximité (CCP) rassemblant, autour du médecin traitant, un infirmier, un pharmacien d’officine et éventuellement un masseur- kinésithérapeute, tous spécifiquement formés.

- Coordination territoriale d’appui (CTA) sur un territoire plus large.

L’amélioration du parcours nécessite également la mise en place d’un système d’information partagé: annuaire des ressources sanitaires, médico-sociales et sociales et messagerie sécurisée.

Les établissements de santé devront mettre en œuvre les mesures contribuant à améliorer les transitions ville/hôpital et à réduire le taux de ré-hospitalisations précoces (repérage précoce de la fragilité, anticipation des modalités de sortie, évaluation des besoins médico-psycho-sociaux dans le cadre du PPS) ; ils devront mettre leur expertise à la disposition des acteurs de ville et des EHPAD. Ils pourront s’appuyer sur une « commission de coordination gériatrique ».