Programme

CO14-002

Communication Orale

Peut-on prédire le besoin d’aval en soins de suite et réadaptation suite à un accident vasculaire cérébral : analyse des données PMSI, région Rhône-Alpes.

Dr Chloé TARNAUDa, Pr Paul CALMELSb, M. Bruno FERROUD-PLATTETc, Dr Thierry RUSTERHOLTZc

a Coordination SSR Rhône-Alpes, Hospices Civils de Lyon, b Coordination SSR et service MPR, CHU de Saint-Etienne, c Agence Régionale de Santé Rhône-Alpes, Lyon

Objectif. Estimer le besoin d’aval SSR à l’issu d’une hospitalisation en court séjour (MCO) pour un AVC aigu à partir d’un modèle prédictif quantitatif et qualitatif.

Matériel/Patients. Les données du PMSI MCO et SSR de l’année 2013 ont été utilisées. L’analyse a concerné tous les séjours pour AVC aigu chez des patients adultes pris en charge dans un MCO rhônalpin.

Méthodes. Les séjours AVC ont été regroupés en 5 catégories selon leur besoin d’aval (SSR, médico-social, retour à domicile, etc…) à partir du référentiel « parcours AVC » de la SOFMER. Ces catégories ont été établies à partir de l’analyse détaillée des séjours PMSI (âge, comorbidités, actes médicaux, passage en service médical spécialisé). Pour chacune des 5 catégories, le besoin d’aval théorique a été confronté à l’aval réel du séjour. Pour les séjours suivis de SSR, une régression logistique a permis d’analyser l’effet du type de SSR (neurologique ou autre) sur l’amélioration de la dépendance physique.

Résultats. 1. Besoin d'aval théorique : parmi les 7511 séjours AVC de patients survivants et non transférés dans un autre MCO, 858 (11%) n’ont pas d’indication à une rééducation et relèvent d’un établissement médico-social, 389 (5%) sont des AVC gravissimes et relèvent d’un Service de Rééducation Post-Réanimation(SRPR), 1255 (17%) relèvent d’une prise en charge en SSR polyvalent ou personne âgée compte tenu de leurs mauvais facteurs pronostics de récupération, et 1865 (25%) relèvent d’une rééducation en SSR neurologique (hémiplégie, troubles du langage, etc…). 2. Pour les séjours qui relevaient théoriquement de SSR neurologique, 896 (48%) ont été réellement admis en SSR, dont 703 en SSR neurologique. Pour ces patients, le fait d’avoir été admis en SSR neurologique était associé à une augmentation de la probabilité d’améliorer le score de dépendance physique à l’issue du séjour comparé aux autres SSR (ORa=1.64 [1.09-2.46]), après ajustement sur la dépendance physique initiale, l’âge, les comorbidités et la durée de séjour SSR.

Discussion. L’estimation prédictive et la caractérisation du besoin d’aval à l’issu d’une hospitalisation en court séjour pour AVC peut contribuer à optimiser l’orientation dans le parcours de soins pour une meilleur efficience.

Mots clés : Accident vasculaire cérébral, Parcours de soins, PMSI