Programme

CO14-004

Communication Orale

Handicap après un AVC : les données de l’enquête transversale handicap-santé.

Dr Alexis SCHNITZLERa, Dr Philippe TUPPINb, Dr France WOIMANTc

a Hôpital R.poincaré, b CNAM - Service : Epidémiologie, c La Riboisiere - Service : Neurologie

Introduction. L’enquête « Handicap-santé » est réalisée périodiquement en France par sondage auprès de ménages (HSM) et des personnes institutionnalisées (HSI). Elle a permis d’estimer la prévalence des antécédents d’AVC dans l’ensemble de la population Française à 1,2%, et celle des séquelles à 0,8%. L’objectif de ce travail est d’analyser et de comparer le niveau de dépendance et de handicap des personnes adultes déclarant ou non un antécédent d’AVC.

Observations. HSM en 2008 et HSI en 2009 ont été fusionnées afin de représenter l’ensemble de la population française de plus de 18 ans. Pour chaque participant sont recueillis, lors d’entretiens en face à face, ses antécédents médicaux (dont les antécédents d’AVC) et les items sur les activités de la vie quotidienne élémentaire et instrumentale (ADL et IADL). Les réponses à ces items ont permis de construire une estimation du score de Rankin (mRS) et de comparer les niveaux de dépendance et de handicap des personnes avec ou sans antécédent d’AVC.

Résultats. Le mRS était supérieur à 2 pour 34.4% des personnes avec un antécédent d’AVC (28.7 % de celles vivant à domicile et 87.8 % de celles en institution), contre respectivement 3.9%, 3.1% et 71.6% en l’absence d’antécédent d’AVC. En présence d’un antécédent d’AVC, la difficulté pour se laver seul était l’ADL le plus fréquemment rapportée (30.6 % vs 3% dans le reste de la population). La fréquence des difficultés pour réaliser les ADL et les IADL augmentait avec l’âge, mais la valeur du risque relatif était plus importante avant 60 ans, comparativement aux personnes de plus de 85 ans (entre 17 à 25 selon les ADL pour les plus jeunes et entre 1.5 et 2.2 pour les plus âgés). Dans l’ensemble de la population, 22.6% des personnes confinées au lit ou au fauteuil, avaient un antécédent d’AVC.

Discussion. Cette étude à permis d’estimer, sur l’ensemble de la population française, les proportions des différentes classes de la mRS des personnes ayant déclaré un antécédent d’AVC et de souligner le risque relatif élevé de dépendance des personnes jeunes ayant un antécédent d'AVC comparativement à celles qui n'en ont pas.

Mots clés : accident vasculaire cérébral, handicap, étude observationnelle