Programme

CO51-002

Communication Orale

Autonomie à 3,5 ans des enfants ayant eu un infarctus artériel cérébral néonatal

Mlle Magaly RAVELa, Mlle Céline DEGANOb, Pr Vincent GAUTHERONc, Dr Stéphane CHABRIERd, M. Cyrille RENAUDd

a Université Bordeaux Segalen, b Université Claude Bernard Lyon 1, c LPE, EA4338, Université Jean Monnet, Saint-Etienne, d Centre national de référence de l'AVC de l'enfant et Groupe de recherche sur la thrombose, EA3065, Université Jean Monnet, Saint-Etienne

Introduction : L’infarctus cérébral périnatal est la forme la plus répandue d’AVC de l’enfant et la cause la plus fréquente d’hémiplégie cérébrale infantile. L’objectif de l’étude est de mettre en évidence les facteurs associés à une moindre autonomie à 3,5 ans dans une population d’enfants atteints d’infarctus artériel cérébral néonatal.

Patients et méthode : Il s’agissait d’une étude de cohorte (étude AVCnn) multicentrique française, portant sur une population d’enfants nés à terme et ayant présenté un infarctus artériel cérébral néonatal. 100 nouveau-nés ont été inclus entre novembre 2003 et octobre 2006, dans 39 centres hospitaliers métropolitains. A 3,5 ans, leur autonomie fonctionnelle a été évaluée à l’aide de l’échelle MIF-Môme. Les étoiles de MIF-Môme ont été comparées avec celles d’une population d’enfants sains de même âge, et en prenant en compte les facteurs suivants : paralysie cérébrale, épilepsie, côté de l’AVC, niveau d’étude de la mère.

Résultats : 80 enfants ont été évalués à 3,5 ans par la MIF-Môme. Le statut moteur à 7 ans était connu chez 69 enfants (42 garçons et 27 filles) : 23 avaient une paralysie cérébrale et sept étaient épileptiques. L’AVC touchait l’hémisphère droit dans 26% des cas et gauche dans 74% des cas. Le niveau d’étude de la mère était supérieur au BAC dans 70% des cas. L’autonomie fonctionnelle était plus faible chez les enfants de la cohorte par rapport à une population d’enfants sains de même âge, à l’exception de l’alimentation. Les domaines les plus touchés étaient le contrôle de la vessie, les transferts baignoire et douche, l’expression et la compréhension. Parmi les facteurs étudiés, l’épilepsie semble la plus péjorative sur l’autonomie, d’autant plus si elle est associée à une hémiplégie. Les domaines les plus impactés sont alors l’habillage, l’utilisation des toilettes, les contrôles sphinctériens et les transferts. Le côté de l’AVC et le niveau d’étude de la mère ne sont pas associés à une modification significative de l’autonomie.

Conclusion : Il existe un retard dans l’acquisition des différents domaines d’autonomie chez les enfants atteints d’infarctus cérébral artériel néonatal. L’autonomie mesurée par l’échelle MIF-Môme semble principalement influencée par la présence d’une épilepsie.

Mots clés : infarctus artériel cérébral néonatal, MIF-Môme, autonomie