Programme

CO48-003

Communication Orale

Impact de la pharmacie clinique sur la prescription des psychotropes en rééducation neurologique : étude rétrospective

Dr Emmanuelle CARREa, Dr Benoit FALQUETa, Mme Soraya OTMANIa, Pr Jacques LUAUTEa, Pr Sophie JACQUIN COURTOISa, Dr Francoise CAILLETa, Dr Sophie CIANCIAa, Dr Marie Caroline POUGETa, Dr Audrey ADMIRATa, Dr Pierre Olivier SANCHOa, Pr Catherine RIOUFOLa, Pr Gilles RODEa

a Hopital Henry Gabrielle Hospices Civils de Lyon

Objectif

Les psychotropes sont fréquemment prescrits en SSR neurologique. Dans notre établissement, ils représentent 18% des prescriptions. Depuis plusieurs années, des actions de pharmacie clinique ont été développées en collaboration avec les médecins et psychiatres. L’objectif de cette étude est d‘évaluer l’impact de cette démarche par la mesure rétrospective des consommations de psychotropes pendant 4 ans, et de les relier à l’évolution des séjours observés grâce au PMSI.

Matériel/patients et Méthodes

L’étude s’est déroulée sur la période 2010 à 2013 en 3 étapes: 1 - Suivi des consommations de psychotropes (antipsychotiques, anxiolytiques, hypnotiques et antidépresseurs) sur 9 unités (225 lits), en valeur, et en journées de traitement calculées à partir des posologies moyennes journalières (1), 2- Recensement des patients hospitalisés avec au moins un code diagnostic de type dépression, anxiété, insomnie, et/ou troubles psychotiques, 3- Croisement des données patients et des consommations.

Résultats

De 2010 à 2013, la dépense en psychotropes a été réduite de 24% passant de 17617 à 13366 euros. Le nombre de journées de traitement a diminué de 30% passant de 84765 à 59466 journées. La baisse la plus importante concerne les hypnotiques -62% (28110 à 10623), et les anxiolytiques -37% (28958 à 18343). Les antidépresseurs ont augmenté de 21% (19996 à 24154 ), les antipsychotiques sont restés stables (6346 journées en 2013).

Pendant la même période, le nombre global de séjours patients avec code diagnostic psychologique a augmenté de 146% (213 à 523), +380% pour les patients avec anxiété (60 à 287), + 71% pour les patients avec signes dépressifs (78 à 133). Les séjours de patients avec troubles psychotiques sont restés stables.

Discussion

Cette étude montre qu’une action de pharmacie clinique ciblée sur la prescription des psychotropes en collaboration avec les médecins et psychiatres permet de réduire leur consommation en SSR neurologique. Cette diminution concerne principalement les anxiolytiques et hypnotiques, malgré l’augmentation des séjours de patients avec troubles anxieux. Ces résultats suivent les recommandations récentes de l 'ANSM.

(1) THERIAQUE

Mots clés : psychotrope, prescription, pharmacie clinique, impact