Programme

CO25-002

Communication Orale

Quel est le niveau d’activité physique des patients gonarthrosiques.Etude épidémiologique en milieu thermal.

Mlle Chloé GAYa, Pr Laurent GERBAUDb, Mme Candy AUCLAIRb, Mlle Charline MOURGUESb, Pr Emmanuel COUDEYREc

a CHU Clermont Ferrand, Université d'Auvergne, b CHU service de Santé Publique, Clermont-Ferrand, c CHU Service de Médecine et de Réadaptation, Université d'Auvergne, Clermont-Ferrand

Objectif. - Décrire le niveau et la perception de l’activité physique des curistes gonarthrosiques dans 9 stations thermales auvergnates.

Méthode. - Cinq cent quarante-huit patients gonarthrosiques ont été interrogés par questionnaires. L’évaluation du niveau d’activité physique a été faite grâce au questionnaire International Physical Activity Questionnaire Court (IPAQ) [1], ainsi qu’un questionnaire issu d’une étude qualitative préliminaire évaluant la perception de l’activité physique (EPAP).

Résultats . - La population étudiée à un âge moyen de 67,6 (±7,9) ans, compte 73,9 % de femmes et 30,9% d’obèses avec un IMC moyen de 28,2 (±5,7).

L’analyse en sous-groupes selon les 4 phénotypes décrits par l’OARSI [2] montre que 92% des curistes sont polyarthrosiques dont 61% avec comorbidités. L’intensité douloureuse moyenne est 4,5/10 sur l’EVA et 67% des patients ont recours à des antalgiques dont la moitié quotidiennement. Seul un tiers des patients a bénéficié d’une prise en charge non pharmacologique selon les dernières recommandations [2]. D’après l’’IPAQ, 42,6% des patients ont un niveau d’activité élevé, 38,6 % modéré et 18,8% faible. Les patients obèses ont un niveau d’activité physique significativement plus faible (P<0,05). Les leviers sont principalement biopsychosociaux, culturels et environnementaux, tandis que les freins d’ordre biomédicaux.

Discussion. -La population thermale étudiée est plus active que la population générale en dépit d’un niveau de douleurs élevée. Les données de la littérature montrent qu’une prise en charge pluridisciplinaire du patient gonarthrosique par l’éducation thérapeutique (ETP) et l’exercice permet d’améliorer la douleur, la fonction physique et la gestion du poids. Cette étude peut contribuer à adapter la prise en charge en tenant compte de l’histoire du patient, de sa psychologie et de son phénotype et à proposer des stratégies éducatives sur mesure vis-à-vis de l’activité physique.

[1] Craig, Cora L., & al. « International Physical Activity Questionnaire: 12-Country Reliability and Validity ». Medicine and Science in Sports and Exercise 2003: 1381?95

[2] McAlindon, T. & al. “OARSI Guidelines for the Non-Surgical Management of Knee Osteoarthritis.” Osteoarthritis and Cartilage 2014 : 363-88.

Mots clés : Gonarthrose Activité physique Mesure Epidémiologie