Programme

CO18-003

Communication Orale

Enquête sur le traitement de la spasticité par injection de toxine botulique en Midi-Pyrénées

Pr Philippe MARQUEa, Pr Xavier DE BOISSEZONa

a CHU RANGUEIL

Introduction. Le délai d’attente entre deux injections de toxine botulique est passé de 6 à 11 mois entre 2008 et 2012. Dans ce contexte peu efficient nous avons souhaité réaliser une enquête permettant de dresser un état des lieux de l’usage de la toxine botulique dans la région Midi-Pyrénées, de cartographier les pratiques, d’identifier les freins à l’usage de ce traitement.

Méthodologie. 45 centres susceptibles d’accueillir des patients présentant une spasticité des membres supérieurs ou inférieurs ont été ciblés. Ils on reçu un questionnaire par mail et en l’absence de réponse une relance à 15j, 1 mois et 6 mois.

Résultats. Plus de la moitié des établissements ciblés (n=23 /43) en région Midi-Pyrénées (hors CHU) ont répondu à l’enquête.

Sur l’ensemble des établissements, seule une minorité pratique des injections de toxine botulinique pour traiter des patients atteints d’hyperactivité musculaire des membres (n=8, 34,8%). Ce sont, pour la moitié, des établissements publics (n=4, 50%) et exclusivement des CH (n=4, 50%) et des CRF (n=4, 50%), dans lesquels ce sont les MPR qui injectent le plus (n=6, 75%). Parallèlement, le CHU réalise 89 % des injections de Midi-Pyrénées.

La principale raison évoquée pour expliquer l’absence de prise en charge par injections de toxine botulinique des patients atteints de spasticité est liée dans 60% des cas à des problèmes de financement. Les problèmes d’organisation au sein de l’établissement (7/15 =47% ) sont cités en second lieu. La majorité de ces établissements (n=11/15, 73%) estiment pourtant que les besoins existent : entre 5 et 45 patients devraient pouvoir bénéficier de ce traitement annuellement dans leur établissement. Presque la totalité de ces établissements (n=13/15, 87%) ont transféré en moyenne 19 patients en 2012 dans un autre établissement pour ce traitement.

Discussion. Cette organisation très centripète apparaît peu efficiente et couteuse aussi bien en terme de délais entre deux injections, d’accessibilité au traitement que de cout des transports. Une nouvelle organisation de la filière, plus distribuée et impliquant la télé-expertise est en cours d’élaboration.

Mots clés : toxine botulique A, spasticité, organisation des soins, médico-éconnomique