Programme

CO23-006

Communication Orale

Impact de la spasticité dans le développement de paraostéoarthropathies neurogènes (POANs) : injection de toxine botulinique chez un modèle murin développant des POANs.

Dr Marjorie SALGAa, Mlle Charlotte DEBAUDb, Mme Irina KULINAc, M. Cedryck VAQUETTEd, M. Jean-Pierre LEVESQUEc, Dr François GENÊTe

a 1 Université Versailles Saint Quentin en Yvelines, END:ICAP U1179 INSERM, UFR des Sciences de la Santé–Simone Veil,, b 1 Université Versailles Saint Quentin en Yvelines, END:ICAP U1179 INSERM, UFR des Sciences de la Santé–Simone Veil, Montigny le Bretonneux, France, c 3 Blood and Bone Diseases Programme, Mater Research Institute, University of Queensland, Woolloongabba, Australia ;4 School of Medicine, University of Queensland, Herston, Australia, d 5 Institute of Health Biomedical Innovation, Queensland University of Technology, Kelvin Grove, Australia, e 1 Université Versailles Saint Quentin en Yvelines, END:ICAP U1179 INSERM, UFR des Sciences de la Santé–Simone Veil, Montigny le Bretonneux, France 2 Department of Physical Medicine and Rehabilitation, Hôpital Raymond Poincaré, APHP, CIC-IT 1429, Garches,

INTRODUCTION: Les paraostéoarthropathies neurogènes (POANs) sont des formations osseuses développées en zones périarticulaires suite à une lésion du système nerveux central. Le mécanisme physiopathologique reste inconnu et il n’existe aucune mesure préventive. Plusieurs études se sont intéressées aux facteurs de risque de survenue de ces POANs dont la spasticité. Certains la considèrent comme un facteur de risque, d’autres comme une conséquence de la formation de la POA qui agirait comme une épine irritative. La toxine botulique est un traitement focal de l’hypertonie spastique chez l’homme comme chez la souris. L’objectif de ce travail est de définir le rôle de la spasticité dans le développement des POANs en injectant de la toxine botulique à des souris produisant des POANs après section médullaire.

MATERIEL ET METHODE : Treize souris sauvages C57/Bl6 ont bénéficié d’une section médullaire chirurgicale de niveau T7 associé à des injections de 12,5 mg de cardiotoxine dans les ischio-jambiers afin de développer des POANs. Parmi elles, 5 souris ont reçu une injection supplémentaire de toxine botulinique dans les ischio-jambiers ipsilatéraux à raison de 20 µL (1U/100g de poids corporel) 4 jours avant la section médullaire puis 1 fois par semaine jusqu’au sacrifice de l’animal (14 jours). Une analyse scannographique a permis de déterminer le volume osseux (VO) de l’ostéome.

RESULTATS : Les souris des 2 groupes présentaient dans 100% des cas une paraparésie spastique et une POAN, suggérant que la toxine botulinique n’a aucun effet sur leur apparition. La moyenne des VO est de 7,39 mm3 (+/- 5,79) pour le groupe contrôle et de 12,35 mm3 (+/- 10,24) pour le groupe toxine botulinique. L’analyse statistique n’indique pas de différence significative entre les 2 groupes (Mann Whitney test, p = 0,17).

CONCLUSION : Cette étude n’a pas permis de mettre en évidence un effet de la modulation de la spasticité sur le développement de POAN chez la souris spinalectomisée. Des études complémentaires de section associée des nerfs ischiatiques sont à réaliser afin de mesurer l’impact de la paralysie flasque versus celle de la paralysie spastique dans le développement de ces POANs.

Mots clés : paraostéoarthropathie neurogène, lésion de la moelle épinière, spasticité, toxine botulinique