Programme

CO28-006

Communication Orale

Eléments cliniques, radiologiques et prise en charge chirurgicale de 6 patients avec rupture du tendon du moyen glutéal (lame tendineuse latérale)

Dr Fabrice MICHELa, Dr Sébastien AUBRYa, Dr Pierre DECAVELa, Dr Etienne ALETONa, M. Etienne DROZ-BARTHELETa, Pr Patrick GARBUIOa, Pr Bernard PARRATTEa

a CHRU Jean Minjoz

Objectifs: La notion de rupture de la partie antérieure du tendon du moyen glutéal en l’occurrence la lame tendineuse latérale (LTL), est une entité mal connue. Les objectifs sont de valoriser certains éléments cliniques, d’insister sur la place de l’IRM et de discuter en cas de rupture une prise en charge chirurgicale.

Patients et méthodes: Six patients ont été pris en charge dans le service de MPR de Besançon de 2009 à 2014 pour des douleurs latérales de hanche en rapport avec une rupture de la LTL confirmée en IRM. Ils ont tous bénéficié d’un geste de suture chirurgicale.

Résultats:
Il s’agissait de 4 femmes et 2 hommes (moyenne d’âge 71 ans).

A l’interrogatoire au moment du diagnostic : douleurs évoluant depuis 5,4 mois [3,5-9], EVA à 7,6 [5-9], début brutal (83%), douleurs nocturnes (100%), Blazina ≥ 3 (100%).

A l’examen clinique : mobilités articulaires normales et symétriques mis à part une limitation de 10° de rotation latérale du côté symptomatique pour 5/6 patients (83%), triade symptomatique (étirement, contraction résistée, palpation) dans 100% des cas, boiterie modérée pour 5 patients (83%) avec parmi ceux-ci, quatre sur six qui avaient une diminution de force du moyen glutéal (cotation 4/5).

Tous les patients avaient bénéficié d’une IRM de bassin : rupture partielle (1 cas), rupture complète (5 cas) de la LTL.

Après échec des traitements médicaux, menés en moyenne sur 4,7 mois [3-11 mois], une prise en charge chirurgicale a été retenue pour tous les patients.

Réévaluation clinique 6 mois après l’intervention : amélioration significative sur la douleur : EVA = 2,4 (0-5,5) (p<0,01), disparition des douleurs nocturnes dans 5/6 cas (83%), disparition de la boiterie (4/5 cas) sauf pour un patient seul à garder un déficit relatif du moyen glutéal (cotation 4/5).

Conclusion:
La notion de rupture de la LTL doit rester à l’esprit du clinicien, surtout s’il existe un début brutal, des douleurs nocturnes, une perte de force ou une boiterie. L’IRM reste l’examen de référence. La notion de suture chirurgicale est discutée et réalisée depuis peu. Il est retrouvé de bons résultats dans cette première série.

Mots clés : Douleur, examen clinique, chirurgie tendineuse