Programme

CO32-004

Communication Orale

Education thérapeutique aux auto-sondages. Etude de cohorte pour évaluer le taux de succès et d’échec à l’issue de la séance initiale d’ETP et à 1 an

M. Thibaud HONOREa, Dr Alexia EVEN SCHNEIDERa, Pr Pierre DENYSa

a CHU Raymond Poincaré

Introduction: L’auto-sondage est actuellement le Gold standard de la prise en charge des vessies neurologiques rétentionnistes. Il n'y a dans la literrature aucune étude randomisée de forte ou faible puissance, permettant de démonter l’efficacité de l’ETP dans l’acceptance, la compliance, et la réalisation de l’AS.

Matériel: Dans une cohorte de 87 patients ayant bénéficié d’une ETP-AS dans notre unité de neuro-urologie, les données suivantes furent récupérées : pathologie, âge, sexe, mode mictionnel avant l’ETP, présence ou non initialement d’un syndrome d’hyper-activité vésicale, de fuites quotidiennes, d’une dysurie, d’une incontinence urinaire d’effort, ainsi que l’activité du détrusor et la compliance au BUD à T0. L’échec ou non des AS a l’issue de l’ETP et à 1 an ont été étudié, ainsi que leur cause.

Résultats : Succès de l’AS au décours de l’ETP : 79%, contre 21% d’échec immédiat. Dans 1/3 des cas, la cause était anatomique. Les autres principales causes étaient psychologiques, techniques, ou liées à un défaut de motricité ou dextérité.

Le taux de patients à un an de l’ETP initiale ne réalisant plus les auto-sondages et étant soit repassé à leur mode mictionnel antérieur ou passé à un autre mode mictionnel est de 1/3. La moitié de patients réalisait encore l’AS et 15 % furent perdus de vue. Les principales causes d’échec aux AS à 1 an était l’échec à T0 (37%), un retour à un mode mictionnel par mictions spontanées (17%), une insatisfaction de la technique (10%), un mélange des AS avec des MS (10%), et le changement de mode mictionnel dans 13% des cas (neuromodulation sacrée, Bricker, cystectomie).

Parmi les perdus de vue et ne répondant pas aux appels téléphoniques, 3 étaient en échec des AS à T0, alors que 10 les avaient réussis.

Il n’y avait pas de corrélation statistique entre les différentes données récoltées à T0 et le succès ou échec des AS à un an après l’ETP.

Discussion: 1/3 des patients ayant bénéficié d’une ETP-AS n’utilisent pas ce mode mictionnel à 1 an. Le nombre assez important de perdus de vue (15%) met en avant l’importance de séances de suivi ou de renforcement.

Mots clés : éducation thérapeutique, autosondage, compliance, suivi