Programme

P042

Communication Affichée

Modélisation économique de l’utilisation de la toxine botulinique de type A basée sur une population homogène issue d’une étude de pratique courante : ULIS-II (Upper Limb International Spasticity Study); la perspective française

M. Jérôme DINETa, Mme Dimitra LAMBRELLIb, Dr Marc RABBANIa

a Ipsen Pharma, b Evidera Ltd

Objectif : Evaluer l’utilisation en pratique courante de la toxine botulinique de type A (BONT-A) dans la spasticité post-AVC du membre supérieur, et les conséquences économiques d’une comparaison équitable des doses utilisées d’abobotulinumtoxinA (Dysport®) ou onabotulinumtoxinA (Botox®) ou incobotulinumtoxinA (Xeomin®) en France.

Méthode : ULIS-II est une étude observationnelle, prospective, de 18 mois, comportant 84 hôpitaux dans 22 pays. La France était le principal pays (14 centres). Parmi les 456 patients qui présentaient une spasticité du membre supérieur post-AVC traité par BONT-A, les 193 patients qui ont reçu une injection de BONT-A dans le même segment de membre (« bras et avant-bras ») ont servi de base pour obtenir la dose injectée pour un cycle d’injection. Le traitement et les thérapies complémentaires étaient en accord avec la pratique courante. La taille de l’échantillon, la dose moyenne (écart-type ;ET) / médiane (minimum-maximum) en unités de chacune des spécialités pharmaceutiques ont été analysées. Le coût annuel par patient était calculé en se basant sur la dose médiane injectée ; en l’absence de partage de flacon pour plusieurs patients. Un intervalle d’injection de 12 semaines et les prix publics en France ont été utilisés pour toutes les toxines.

Résultats : Pour le groupe abobotulinumtoxinA (N=141) une dose moyenne (ET)/médiane (min-max) de 665 U (280)/500 U (150-1500) a été injectée, pour le groupe onabotulinumtoxinA (N=37) une dose moyenne (ET)/médiane de 183 U (99)/200 U (50-500) et pour le groupe incobotulinumtoxinA (N=15), une dose moyenne (ET)/médiane de 235 U (108)/200 U (100-440) ont été injectées. Basé sur un intervalle d’injection de 12 semaines, le coût annuel par patients en France serait de 1 123 € pour abobotulinumtoxinA, 1 784 € pour onabotulinumtoxinA et 1 784€ pour incobotulinumtoxinA (basé sur les doses médianes).

Conclusion : En se basant sur les données de vie réelle sur l’injection de BONT-A pour un groupe de patients injectés dans le même segment du membre supérieur, cette analyse suggère que l’utilisation d’abobotulinumtoxinA pourrait engendrer une réduction des coûts liés au traitement de la spasticité (-37%) et qu’un plus grand nombre de patients pourrait être traités par abobotulinumtoxinA à budget constant.

Mots clés : Médico-économique; toxine botulinique; spasticité; Dysport; Botox; Xeomin